De Lima à Nasca

Après avoir visité Lima et laissé installer un relais pour stabiliser notre installation éclectique solaire nous avons repris la route tôt samedi sur les conseils d’Anne et d’Emmanuel afin d’éviter la migration estivale des Liméniens vers les plages du sud. Après quelques kilomètres seulement le désert reprend immédiatement ses droits, encore et encore sable, rocaille, dunes et peu à peu les monticules se transformeront en montagnes. Le tout entrecoupé d’oasis plus ou moins grandes qui sont annoncées par la présence de stands au bord de la route offrants les productions de chacune d’entre elles : mangues, bananes, avocats, canne à sucre, ou olives fraiches et différentes qualités huiles produites sur place.

Sur la route du sud nous avons fait une halte sur la baie de Paracas, superbe lagune avec à l’extrémité du village un petit parking en voie sans issue parfait pour le petit déjeuner tout en contemplant les bancs d’oiseaux de l’importante réserve ornithologique. La taille et le nombre des méduses rencontrées sur la rive nous dissuadera d’envisager ne serait ce que d’y tremper une main pour prendre la température de l’eau. Un passage rapide à Ica pour voir les dunes et les centaines de touristes qui se pressent pour les parcourir en buggies 4×4 surpuissants et (sur) bruyants nous font reprendre la route quasi instantanément. 

Quelques heures plus tard nous atteignons un mirador situé sur le bord de la route qui nous permet de visionner les figures de Palpa.  

Puis un peu plus tard nous atteignons (enfin) Nasca et ses fameux géoglyphes qui me faisait tant rêver dans mes livres de géographie. Le site “classé UNESCO” s’étend sur plus de 500 km2. Nous faisons halte pour la nuit chez Alan Watkin qui dirige une ferme vinicole ne produisant qu’un seul cépage (Québranta) destiné à la distillation du Pisco. Comme c’est la saison des vendanges nous dégustons quelques grappes d’un raisin rouge très sucré (pour les connaisseurs 22-23 indice Brix). Alan aura d’ailleurs la gentillesse de nous organiser un survol en avion des fameux géoglyphes le lendemain matin. Décollage prévu pour 9h00 “car la visibilité depuis les airs et bien meilleure, et surtout ne prenez qu’un petit café suavé (léger) avant le vol, vous aurez le temps de petit déjeuner après” dixit Alan. Le survol se fait avec 4 autres passagers et pendant 45’ c’est un festival de figures géométriques absolument sublimes. Le pilote ne souhaitant déplaire à aucun passager nous a gratifier de passages quasi sur l’aile pour bien observer les figures sous l’aile d’abord côté droit puis immédiatement après un virage sec retour sur l’autre aile pour que chacun y trouve son compte. Cette technique de vol très “montagnes russes” (l’alarme d’inclinaison c’est déclenchée une fois au moins) nous a permis de mieux apprécier les conseils d’Alan a propos du petit café léger ! avant le vol, le pilote ayant pris soin d’insister sur la présence “d’un petit sac plastique situé dans la poche devant vous en cas d’urgence” !.  

Cela ne nous a nullement empêché d’admirer les nombreuses figures du bestiaire présenté au sol dont : araignée, condor, perroquet, colibri, chien, singe, astronaute, héron, pélican et même un lézard a queue coupée. Ce dernier ayant été amputé lors de la construction de la Panaméricaine ! Une époque où le pays ne se préoccupait pas vraiment de son patrimoine archéologique, ce n’est qu’assez récemment que des mesures conservatoires des vestiges ont été prises. Pour exemple ce n’est qu’après que les ruines des pyramides de Chan Chan aient été très fortement endommagées lors des fortes pluies générées par le phénomène d’El Niño qu’un toit fut installé sur certaines salles.

Un peu plus loin nous avons également survolé le système d’irrigation sophistiqué laissé derrière par cette   civilisation pré inca. Ce site c’est certain restera l’un des lieux phare de notre voyage.

Nous quitterons la ferme d’Alan non sans avoir au préalable évoqué l’élaboration atypique et la longévité exceptionnelle du vin jaune d’Arbois et de l’initiative entreprise par Alan et ses collègues afin de développer un œnotourisme au Péruvien centré pour l’instant sur la région de production d’Ica.

La suite on la connait déjà mais on vous en parlera plus tard!

Hasta luego amigos!


2 thoughts on “De Lima à Nasca

  1. Nous voyons bien que vous profitez à fond de votre voyage et avec de belles rencontres ! le pied et bonne continuation ! ici , il ne fait pas vraiment froid pour un hiver , mon abricotier est déjà partiellement en fleurs !!!

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  2. Comme c’est sympa de partager ces moments inoubliables. Les geoglyphes de Nasca sont impressionnants mais les méduses également et donnent la chair de poule. A la prochaine qui est annoncée mais pas arrivée…..

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